Chapelle Saint Laurent (commune Salles-la-source)

Posted By on 20 avril 2011

 

Cette chapelle appartiendrait au château majeur Saint Laurent aujourd’hui disparu. Très peu d’informations nous sont parvenues sur l’histoire de cette chapelle. Nous pouvons voir ici, que son état est délabré et presque plus rien ne subsiste.

1 Son histoire

Quelques détails des visites pastorales de l’évêque sont arrivés jusqu’à nous, nous permettons de retracer un peu son histoire. Pierre Lançon bibliothécaire de la Société des Lettres, Sciences et arts de l’Aveyron a procédé à une étude des procès verbaux des tournées d’inspection de l’évêque entre 1735 à 1746 ; évêque, qui se doit dans son mandat de visiter l’ensemble des paroisses du diocèse. Il en ressort un tableau relevant les différentes visites de ce dernier. Il est complété par une étude plus ancienne de Louis Lempereur dans son édition de l’enquête Mgr Champion de Cicé. Grâce à leurs recherches, deux rapports nous intéressent au plus au point.

Un rapport notifié du jeudi 27 mai 1507 détaille une visite de l’évêque  François d’Estaing à l’église Saint Laurent. L’origine de cette visite s’apparente à une histoire de rixe au sein de l’espace sacré. Jean de Castelnau provoque selon l’enquête une confrontation avec  Jean Pomarède, au service  d’un noble de Rodez Jean Nattes. Il s’ensuit une prise de cheveux et un écoulement de sang au niveau du nez de la victime : l’église est dès lors jugée « polluée ». L’évêque rend visite à cette église afin de la « réconcilier ». Il constate des dégâts, notamment la toiture en état d’ébriété : il ordonne une restauration de celle-ci dans le cours de l’année, sous peine d’excommunier les fidèles si les travaux ne sont pas entrepris. ( Revue historique du Rouergue 15 janvier 1920, 7ème année Tome 3. Sociétés et Lettres).

Un autre rapport de 1741, Dans cette archive, l’évocation d’un diner au Ghuteau sert d’introduction au compte rendu de cette paroisse. Ils ont été reçus par Charles Gousgagis Defoinante (enfin si le déchiffrage du manuscrit est bien réalisé ?), curé de la paroisse depuis 34. La vérification du mobilier est passé en revue : tabernacles, retable en sculptures, tableaux, chandeliers en laitons, nappes …Ils précisent que le fane suaire a besoin d’être blanchi.

 

La nef est voûtée sur les parties du fond qui a été nouvellement construits. Sur cette partie à neuve, le curé a construit une chambre non achevée ou il ne loge pas (demeure au bourg dans sa maison paternelle). Il y a deux chapelles, en rapport avec Saint Barthélémy d’une part et saint Eutrope d’autre part. Pour la chapelle de Saint Eutrope, l’autel est orné d’un petit retable de bois avec l’image du saint. Le confessionnal est dans cette partie de la chapelle.

 

Le clocher et ses trois cloches menacent de s’effondrer.

 

Il est question du service de l’église, dont il est dit que 11 maisons rassemblent la paroisse de l’époque. Beaucoup de détails sont donnés mais le déchiffrage des écritures du manuscrit perturbent la bonne compréhension du récit.

 

Par ailleurs,  Il  est dit que trois chapellenies sont associées à cette chapelle Saint Laurent. Les deux première Saint Laurent et Saint Pierre serait accordé à De la Tour, responsable des revenus pour ces deux églises. La troisième chapellenie Saint Paul serait aux comtes de Rodez. (Visites pastorales de l’évêque 17 s 18 s, SERIE G 118 Fol 229, Archives départementales Fol 229 Visite de St Laurent).

 

2 Sa description

 

Au départ, style roman mais difficile à dire car les remaniements à travers le temps sont visibles. Elle est en calcaire, taillée grossièrement et tuf en guise d’appareillage.

Chapelle latérale sud : elle est percée d’une porte d’entrée précédée d’un perron. Ceci donne accès à un chemin montant du village.

 

Chapelle latérale nord : une porte donnée accès à un réduit à usage de sacristie et à un passage amenant au cimetière. Dans ce cimetière, sur quelques marches taillées dans le rocher et en traversant une arche, on pénétrait dans l’étage du clocher.

 

Etage du clocher : de plan carré, deux baies sur chaque face, toiture en bâtière.

 

Chevet : il est primitif, fortement remanié, de forme trapézoïdale après l’implantation en oblique de sa face nord.

 

Les saints : Saint Laurent, Saint Barthélémy, Saint Eutrope

 

La face orientale est percée d’une fenêtre axiale, aujourd’hui murie mais dans le ressaut intérieur s’est maintenu. La face méridionale à l’extérieur du chevet, il y a des contreforts ou pilastres rectangulaires et une corniche avec des modillons sculptés.

 

Le mobilier : un tableau retable avec un cadre d’un un style corinthien,. Il y a un fronton triangulaire avec une tête d’anges surmontés de petits pots en fleurs. Les colonnes sont galbées et cannelées.  La toile : Crucifixion st Laurent au pied du calvaire avec st Jean et la vierge photo 83 du 8 janvier 1974.

 

Détail de la clé de voute : pendentif avec Saint André. (Vestiges romans du département de l’Aveyron II, Arron de Rodez, p 97. Sociétés et Lettres)

 

3 Pour les chiffres

Des registres ont été tenus pour les fidèles de Salle Comtaux. Dans ce tableau, nous pouvons évaluer le nombre de communiants

-         St Paul : 150

-         St Loup : 135

-         St Laurent : 26

-         St Jean : aucun indice. (Al Canton p86 Marcillac)

 

 

 

 

 

Détails peinture et architecture :

 

 

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