Bienvenue sur le site du CLUB ARCHEO ET PATRIMOINE
Nous pensons que les bénévoles ont un rôle à jouer, des projets à soutenir dans le monde de l’archéologie et du patrimoine comme le prouve notamment l'Aspaa. C'est pourquoi une poignée de passionnés a décidé de relancer le club archéo de la MJC de Rodez en Juin 2009. La MJC nous a soutenu dès le départ et représente pour nous une aide très importante.
Dans ce contexte, l’objectif de ce club est de fédérer toutes les énergies pour contribuer à sauvegarder, protéger et valoriser le patrimoine archéologique autour de Rodez.
Nous avons une vision très ouverte du patrimoine archéologique. Il comprend l’ensemble des sites des différentes périodes préhistoriques et historiques. Le « petit » patrimoine fait aussi partie de cet ensemble.
Le club est ouvert à toutes les bonnes volontés, motivées par l’objectif du club : les curieux, les militants, les spécialistes, les jeunes et moins jeunes, les étudiants, les passionnés ...
Le club se veut au coeur d'un réseau de bonnes volontés au service du patrimoine. Nous sommes effectivement liés aux précédents membres du club MJC dont les responsables comme M. Maury ou encore M. Dausse ont montré le chemin et quel chemin ! Nous sommes aussi en relation avec l'autre club de la MJC de Millau et espérons pouvoir travailler avec des associations du Rouergue ou d'ailleurs. Nous sommes aussi soutenus notamment par le musée Fenaille, le musée du Rouergue et l’Aspaa, le SDA (Service départemental d’archéologie) et le SRA (Service Régional d’Archéologie).
Vous trouverez sur ce site des informations sur la vie du club et ses différents projets.
Charte des membres du club :
En tant que membre du club "archéologie et patrimoine" de la MJC de Rodez, je m’engage à :
- promouvoir la sauvegarde, la protection et la valorisation du patrimoine,
- ne pas réaliser de fouilles clandestines,
- ne pas prélever illégalement de mobilier sur des sites archéologiques,
- ne pas utiliser de détecteurs de métaux ou tout autre matériel non autorisé qui détruisent les sites archéologiques,
- partager toute information relative à la sauvegarde, la protection et la valorisation du patrimoine,
- respecter l’environnement naturel des sites archéologiques étudiés et visités, les propriétés, les cultures, les clôtures
- sensibiliser les jeunes générations à la sauvegarde, la protection et la valorisation du patrimoine.
Réalisé au musée de Montrozier, le travail de l’équipe (5 participants) a consisté à avancer le dossier Publication. En effet, en collaboration avec le Musée de Montrozier, le Musée Fenaille, le Groupe Argentelle participe a la réalisation d’une première publication sur le Projet Argentelle.
Ce projet consiste a étudier et inventorier le mobilier recueilli lors des fouilles réalisées par l’Abbès CERES de 1857 à 1859.
Cette première publication consistera à présenter la villa et son inventeur, l’abbè Cérès, à travers l’exposition realisée par le groupe Argentelle en 2011. Cette exposition est disponible au Musée de Montrozier au moins jusqu’en décembre 2012.
Dans le cadre de cette publication, le premier travail du Groupe Argentelle et de réaliser une série normée de photographie du mobilier (céramique, verre, métal).
Prochain RDV, le Vendredi 27 Janvier de 14h à 17h30 au Musée de Montrozier.
La destination de la grotte de Bouche Rolland est complexe car variable selon les périodes :
- périodes préhistoriques :
grotte sépulcrale ; deux zones (diverticule A à l’entrée à gauche fouillé par L. Mazar et diverticule B au fond de la première galerie (probablement fouillé par l’abbé Cérés) présentent des ossements humains ;
habitat : les fouilles de Louis Balsan en particulier présentent des traces d’habitat (céramiques, silex notamment) dans l’entrée de la cavité. Il semblerait que la grotte ait été utilisée pour diverses destinations mais il est difficile de préciser si ces fonctions ont été concomitantes.
- périodes historiques :
l’hypothèse du brigand Rolland semble devoir être écartée ; les recherches bibliographiques n’ont pas donné de résultats et seul un carreau d’arbalète au musée Fenaille peut rattacher cette cavité à un abri. Plus raisonnablement, Rolland était le nom d’une famille de seigneurs au Moyen Age dans le vallon proche de Marcillac. Le nom de la grotte est sans doute lié à cette famille.
la prison : aucune indication bibliographique ne vient confirmer cette destination ; comme pour le brigand Rolland, il semblerait que l’architecture du mur d’entrée (épaisseur, présence d’une grille) ait conduit à cette idée.
abri, refuge … : Alexis Monteil mentionne la présence de tonneaux dans la cavité ; cette grotte a sans doute servi de zone de stockage. Le rôle d’abri, de refuge à la fin du Moyen Age n’est cependant pas impossible.
Espace d’exploration : les graffitis de la fin du XIXe s. et du début du XXe s. sont plus de l’ordre du témoignage d’une exploration que d’une pratique religieuse. Ces explorations continuent de nos jours mais avec un plus grand respect de l’environnement naturel, le nombre de graffitis diminuant …
Les principales structures sont les deux murs qui forment l’entrée de la cavité. Le premier mur permet certaines interprétations architecturales : le chanfrein des montants de la porte d’entrée et de l’ouverture d’évacuation des eaux ainsi que la taille de la pierre calcaire rattachent ces éléments à la fin du Moyen Age.
Les trous de calage de poteaux observés dans la paroi avant le mur d’entrée et entre les deux murs présentent des traces d’objets métalliques qui pourraient associer ces aménagements à la période médiévale sans certitude.
La bibliographie offre plusieurs textes du XVIIe s. qui mentionnent la présence d’un mur.
Cette cavité est ainsi exemplaire par ses utilisations très diverses au cours de la préhistoire et de l’histoire. Environnement précieux et fragile que chacun doit aborder avec respect et responsabilité.
Cet article est accompagné de textes du XVIIème s. au XIXème s. sur cette cavité qui a fait couler beaucoup d’encre !
Le club archéologie et patrimoine de la MJC de Rodez a eu la chance de pouvoir interviewé une des dernières « collines des morts » du Causse Comtal dont la famille est menacée d’extinction. Mme PuechCamp5 a bien voulu répondre à nos questions.
Club archéo : Bonjour Mme PuechCamp5 et merci de bien vouloir répondre à nos questions.
Mme PuechCamp5 : C’est un drôle de nom que vous me donnez ! Mais c’est vrai que je suis née il y a si longtemps que personne ne se rappelle mon vrai nom …
Club archéo : Racontez nous votre naissance
Mme PuechCamp5 : C’était il y a 5000 de vos années. Tout le monde a aidé à ma construction et c’était une grand fête ! Les pierres ont été dégagées puis installées et la colline a pris forme. Car, au début je ressemblais à une colline avec une petite grotte dont l’entrée se situait à une extrémité. Ce que vous appelez maintenant le tumulus a disparu petit à petit, il ne reste que mon squelette de calcaire et encore.
Club archéo : Que vous est-il arrivé ?
Mme PuechCamp5 : Si vous m’aviez vue quand j’étais jeune ! Une beauté, la star du clan. J’ai vu de cérémonies, des fêtes et des larmes, des torrents de larme qui irriguaient le causse bien avant vos fontaines et vos puits. J’ai accueilli pendant des générations et des générations les corps des morts, hommes, femmes et aussi enfants. Ils venaient toutes et tous à l’abri de mes murs de calcaire pour un dernier voyage. Ils me respectaient en ce temps là moi et mes cousines.
Club archéo : Vos cousines ????
Mme PuechCamp5 : Mes cousines qui sont encore à côté de moi. La famille PuechCamp, au nombre de 5 aujourd’hui, plus nombreux avant encore. C’est rare les familles regroupées de collines des morts. La plupart sont sauvages et vivent isolés à proximité des sommets de petits reliefs du Causse. Nous sommes à peu près de la même époque et nous nous ressemblons, un air de famille : des dalles, une orientation vers le soleil levant, une colline plus ou moins disparue et quelques éléments de mobilier que nous ont laissé les descendants.
Club archéo : Mais comment vous êtes vous devenue un dolmen ?
Mme PuechCamp5 : Dolmen pfffff; Encore un terme qui désigne mon squelette mais les descendants oublient toujours mon corps, ma colline, ma fierté, ma place dans le paysage.
Club archéo : Qui sont les « descendants » ?
Mme PuechCamp5 : Vous et tous les êtres humains qui descendent de ceux qui m’ont construite.
Club archéo : Vous ne semblez pas beaucoup les apprécier, ces descendants
Mme PuechCamp5 : Désolé de vous avoir froissé ! C’est vrai que certains sont de vrais sauvages. Il y a 150 ans à peine, j’étais déjà usée par l’eau, le gel le soleil quand j’ai senti des coups de pioche et de pelle dans ma grotte ! Ils sont creusés comme des brutes pour prendre deux ou trois objets comme s’ils savaient ce qu’ils représentaient. Des sauvages, je vous dis.
Club archéo : Tous des sauvages ?
Mme PuechCamp5 : Non bien sûr et je suis, malgré tout, très attachée à cette espèce qui m’a construite. D’autres descendants sont venus il y a 50 ans, ils étaient doux, m’ont manipulé avec beaucoup de précautions avec des pinceaux, ont pris des photos … Je me croyais revenue au temps de ma jeunesse ! Ils ont trouvé des pointes de flèche, des perles, quelques os, des dents … Tout ce que le terre n’avait pas mangé, la terre du Causse a bon appétit, c’est connu. Ils ont compris qui j’étais, en partie au moins, et ont expliqué aux autres descendants que je n’étais pas qu’un tas de pierre.
Club archéo : Parlez nous de votre association
Mme PuechCamp5 : Je suis effectivement présidente de l’association de sauvegarde des collines de mort du Causse Comtal, l’ASCMCC. Nous luttons pour la préservation de notre famille qui compte plus de 300 membres. Certains n’ont pas eu ma chance et ont été détruits purement et simplement pour faire passer un chemin, une route, une maison et un champ. Des milliers d’année d’existence éliminés pour ça …
Club archéo : Quel est l’objectif de votre association ?
Mme PuechCamp5 : Nous sommes vieux et usés par le temps et certains descendants. Aucune croyance ne nous protège plus comme pendant notre folle jeunesse. Nous ne demandons qu’une chose : pour que nous puissions rencontrer vos descendants, respectez nous, protégez nous !
Le patrimoine de Sébazac est très riche et varié comme l’illustre la carte. Couvrant plus de 100 000 ans, il a laissé de nombreuses traces dont certaines sont très fragiles.
Cette plaquette vous invite à un voyage dans le temps et dans l’espace de la commune dans sa partie sébazacoise. Observez, découvrez et protégez ce lien exceptionnel avec nos ancêtres communs !
Il est très simple d’adhérer au club archéo et patrimoine.
POURQUOI adhérer ?
- vous voulez participer aux projets du club selon vos disponibilités
ou
- vous avez un projet archéologique (inventaire, sauvegarde …) et vous avez besoin d’aide (bénévoles, compétences techniques …) pour le réaliser
ou
- vous avez peu de temps mais vous souhaitez tout simplement soutenir l’action du club car vous partagez sa volonté de protection et de sauvegarde du patrimoine
ou
- vous voulez découvrir ce qu’est l’archéologie et le patrimoine aveyronnais
ou
- vous recherchez un lieu d’échange convivial sur le patrimoine
…
COMMENT adhérer ?
Il suffit de s’inscrire soit fin septembre lors de la séance d’inscription soit à n’importe quel moment de l’année en passant à l’accueil de la MJC.
La cotisation est de 10 euros pour l’année à laquelle il faut rajouter la carte MJC (15 euros) si vous ne l’avez pas encore.
Le lundi 11 juillet de 14h à 19h a eu lieu la première carte Zap du club : 10 places proposées et 10 inscrits présents !
Cette demi-journée était une sensibilisation à l’archéologie à travers une visite de 5 sites.
L’archéologie, ce n’est pas que des fouilles ! Aussi, la sensibilisation portait plus sur la variété du patrimoine que sur la technique de fouille. Les participants ont pu cependant manipuler des objets fabriqués par l’homme parfois vieux de plusieurs milliers d’années : outils en silex, fragments de céramique, tuile romaines de type « adidas » …
Le tour a commencé par un retour en arrière de 100 000 ans.
Puis, Annie, notre spécialiste des dolmens, nous a fait une magistrale présentation de ses monuments préférés :
Annie nous a notamment appris l’existence d’un Pompéi préhistorique près du village de Nola en Italie
Ensuite, le groupe s’est dirigé vers une nécropole du Haut Moyen Âge que nous avons repérée au GPS.
Enfin, grâce à une carte IGN, le groupe a retrouvé une fontaine médiévale. L’archéologie suppose parfois de s’orienter correctement.
La sortie s’est terminée par le repérage de fragments de tegulae (tuiles romaines) dans un pierrier :
Toutes les sorties archéo sont l’occasion de découvertes. Cette règle s’est encore vérifiée puisque la sécheresse a permis de repérer de possibles murs enterrés dans le champ voisin :
Reste des mystères non élucidés comme : pourquoi, dans la chambre de certains dolmens, poussent des arbres ?
Émeline, Julie, David, Axelle, Alix, Antoine, Lucile, Laura et Marine ainsi que leurs accompagnateurs (Annie, Bruno, Daniel, Nicolas, Philippe et Raphaël) se souviendront de cette première journée Zap !
L’année s’est finie avec une visite des fouilles de la Granède (Millau).
Merci à C. Saint Pierre, au service départemental d’archéologie (SDA) à Vincent et à l’ensemble des fouilleurs bénévoles pour l’accueil chaleureux au cours de cette passionnante journée.