Ballade à Segodunum – Rodez gallo-romain

Posted By on 4 octobre 2010

Voici le détail des panneaux réalisés par le Club Archéo pour accompagner la ballade gallo-romaine dans Rodez organisée  à l’occasion des 40 ans de la MJC.

Ces panneaux ont été installés in situ et très appréciés par les passants : forum, amphithéâtre, remparts, nécropole et aqueduc.

Concepteurs :

Brigitte,  Annie, Anne, Agnès, Yves, Philippe, Patrick, Daniel

 

 


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Pour aller plus loin :
* Philippe Gruat, Vivre et mourir à Segodunum durant l’Antiquité : Les enseignements des fouilles de Notre Dame du Bon Accueil à Rodez, Aveyron (Guide d’archéologie)

* Alexandre Albenque : Inventaire de I’ Archéologie Gallo-Romaine du département de l’ Aveyron

Ces deux ouvrages peuvent être achetés dans les librairies du musée Fenaille ou du musée du Rouergue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’amphithéâtre : (rue de l’amphithéâtre !)

Les fouilles effectuées en 1852 et 1856 ont permis de retrouver les vestiges des murs de l’enceinte extérieure et intérieure, et à l’ouest les restes des murs concentriques qui supportaient les gradins ainsi que la galerie voûtée qui conduisait à l’arène.
Les recherches n’ont jamais été reprises par la suite et ce qui restait des constructions a été utilisé par les propriétaires du terrain comme carrière de pierres.
Les dimensions étaient les suivantes : longueur 110 mètres, largeur 97 mètres. L’amphithéâtre aurait pu contenir par conséquent 15.000 spectateurs.
Ce chiffre est supérieur à celui de la population de la ville, mais il est vrai que les gens des campagnes environnantes, devaient venir en grand nombre assister aux jeux. Pour comparaison, l’amphithéâtre de Nîmes comprenait 20.000 places.

 

L’aqueduc : (fontaine de la place Foch)

Cette fontaine dite « naïade de Vors » a été conçue par Denys Puech en 1857 pour mettre fin aux épidémies de cholera. L’eau était au XIXè s. acheminée à Rodez par le même aqueduc qu’utilisaient les gallo-romains. Le choix de remettre en service ce très ancien monument était dicté par l’état de conservation exceptionnel de l’aqueduc et la qualité des eaux de Vors. L’aqueduc, construit avant le IIIè s., serpente de Vors à Rodez sur 30 km environ. On peut encore voir à Vors le collecteur parfaitement conservé grâce aux efforts de bénévoles éclairés. L’aqueduc franchissait mystérieusement la vallée de l’Aveyron, peut être comme à Lyon par un système de siphon.

 

La nécropole : (sarcophages dans la cathédrale)

Ces deux cuves de sarcophages proviennent de l’ancienne église de Saint-Amans. Ils sont tous deux datés du VI e siècle et sont attribués l’un à Naamas et l’autre à Dalmas, premiers évangélisateurs du Rouergue avec Saint-Amans.
Sculptés en plus ou moins haut relief, tous deux se situent bien dans la lignée des représentations paléochrétiennes courantes , calquées sur les figures païennes romaines contemporaines.

 

Le forum : (parking devant la mairie de Rodez)

Le forum constitue à l’époque romaine un centre civique, religieux et économique de la ville. Celui-ci a été construit sur les bâtiments d’une ville « Augustéenne », vers 60-80 ap. J.C. Les fouilles ont mis à jour un double portique (large galerie divisée en 2 nefs égales) associé à une série de boutiques ouvertes sur une rue latérale, où sont insérés deux espaces semi-circulaires (exèdres). L’entrée sur la place publique (l’aréa), couverte de dalles en grès rouge disposées en damier orthogonal, se fait par un porche. En son centre se dresse un temple, ouvert côté sud, sur une rangée de piliers quadrangulaires.
Ce forum connaît de multiples réaménagements  au cours des siècles, jusqu’au Vème  siècle  où il sera abandonné.

 

Les remparts : (parking des remparts ur les boulevards)

Le rempart Nord est constitué de deux parements enserrant un massif de remplissage. L’épaisseur exceptionnelle de cette fortification, mesurée au sommet  est de 4,15 m. et atteste que ce rempart fut l’un des plus puissants de la Gaule.
Il  daterait du Bas Empire, ses fondations s’appuient sur une couche de terre et non sur le rocher- jouant ainsi le rôle d’amortisseur. Le rempart Sud ne mesurait que 3 m. d’épaisseur et daterait du Ier  siècle. Il  fut très probablement à son origine un rempart de prestige et de romanisation,
puis un élément défensif et militaire au cours du Bas Empire en même temps que  la construction du rempart Nord.
Des vestiges des remparts sont visibles sur les boulevards et aussi dans le bien nommé parking des remparts.

 

Merci à la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron qui nous a fourni l’essentiel de la documentation nécessaire à la conception de cette plaquette.

Segodunum

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